17 septembre 2008

Entrevues

Nous avons fait cette semaine notre quatrième comité de sélection depuis que nous occupons la Gestion du département. Ce que je retiens surtout de ces journées, outre la nervosité des candidats, c'est leur faible maitrise de la langue.

Beaucoup de candidats se révèlent intéressants lorsque nous discutons avec eux. Par contre, lorsque nous découvrons leur résultat au test de français, nous sommes amèrement déçus. Il y en a trop qui échouent. Ok, le test n'est pas facile, mais ces gens-là veulent enseigner la langue et la littérature françaises...

Je comprends juste pas. Me semble que tu te prépares pour une entrevue comme ça, tu te plonges dans ton Grevisse, dans ton bescherelles, tu farfouilles dans les exceptions afin d'être blindé.

Entouka, moi, pour les quatre entrevues que j'ai faites dans les cégeps, je m'étais préparé. On m'a engagé deux fois. Pour les deux autres, on m'a clairement dit que je manquais d'expérience en pédagogie. Ils ne m'apprenaient rien, je n'avais jamais enseigné...

Jamais on a refusé de m'engager parce que ma maîtrise de la langue était trop faible...

Il nous reste un candidat à embaucher pour la mi-octobre. On retourne en comité de sélection dans deux semaines environ. Je nous souhaite que ce soit la dernière fois cette année.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Ce qui est franchement farfelu dans ces tests absurdes, c'est la présence éhontée d'exceptions rares, où justement l'utilisation d'une référence se voit nécessaire. On maîtrise la langue, si, certes, mais il est fort possible de ne pas maîtriser les exceptions de cette même langue.

Je suis d'avis, cependant, comme vous, que la qualité de la langue de certains enseignants frise le ridicule même. Et ce, à tous les niveaux. J'ai connu certains chargés de cours à l'université incapables d'articuler une phrase complète sans la truffer de fautes.

Étant moi-même enseignant, je me surprends d'une part, du moins étais-je surpris au départ, de la piètre connaissance linguistique de mes étudiants, mais également de ces nouveaux collègues fraîchement sortis des bancs d'école. C'est du reste tout à fait grotesque.

Y a-t-il trop d'étudiants aux cycles supérieurs, sommes-nous dans l'obligation d'engager n'importe qui pour combler des vides? Avouez, monsieur, que ces processus ont souvent quelque chose d'excessivement gênant.

Au plaisir.

Dany Leclair a dit…

Je tiens à préciser que les candidats que nous avons engagés récemment sont eux d'excellents jeunes professeurs.
Ce que je regrette surtout, c'est le temps inutile consacré à recevoir des candidats qui, finalement, se révèlent incompétents.

Anonyme a dit…

pareil constat pour les profs du primaire. La jeune prof avec qui je partage mes élèves m'a laissé une note.
« bonne journée même si certain on eut des comportements déplassers»
Elle s'est vraiment forcée pour les accords tu ne trouves pas?!

Elle est fraîchement diplômée, test de français fait lala ... sti

cloclo

Dany Leclair a dit…

wow !

je comprends mieux pourquoi nos jeunes ont de la misère à bien écrire...

j'imagine le tableau et les notes de cours

froid dans le dos

Basduck a dit…

ostie, Dany, dis à tes commentateurs et à toi-même que l'ortographe c'est pas une raison pour être pompeux ;-)