23 juin 2009

Nouvelle critique - très bonne

15 décembre 2008

Ce blogue s'auto-détruira dans quelques semaines...

Je ne reviendrai plus ici ; vous lisez ce qui deviendra ma dernière note de blogue.

J'ai tout dit. Continuer encore à vous raconter mes tracas quotidiens ne serait que répéter inutilement les mêmes choses.

Ce blogue aura été une étape importante dans mon écriture, mais ça fait un bail que je n'y trouve plus rien de positif.

Je retourne téter ma grosse O'Keefe sur ma vieille berçante...

si vous voulez des nouvelles, y aura toujours mon site (danyleclair.com)

Ou alors téléphonez-moi ou venez me rendre visite...

20 novembre 2008

Pause

Je m'apprête à faire ce que je n'ai pas fait encore sur ce blogue depuis sa création en août 2004, depuis quatre ans.

Si l'on fait exception des vacances, j'ai nourri ce blogue régulièrement depuis tout ce temps.

Là, je fais une pause. Parce que je ne sais plus trop quoi dire, parce que je ne veux pas me répéter éternellement. De toute façon, la blogosphère n'est plus ce qu'elle était, je n'y trouve plus le même souffle, la même énergie. Je le voyais plus depuis quelques jours comme une obligation, et ça m'ennuyait. Et ça devait vous ennuyer aussi.

J'y reviendrai... peut-être. On verra...

En attendant, j'ai des projets, comme disait un ancien maire de Montréal...

16 novembre 2008

Prix littéraire des collégiens - dévoilement

Cette année, le dévoilement se fait un peu plus tôt, une semaine avant le salon de Montréal. Je n'y pensais plus, et c'est avec surprise que j'ai découvert ce matin les cinq finalistes du prix littéraire des collégiens. Une bonne cuvée je pense.

Voici les titres :

Le ciel de Bay city de C. Mavrikakis
Champagne de Monique Proulx
Mégot mégot petite mitaine de Johanne Alice Côté
J'ai l'angoisse légère de Francine Noël
Un enfant à ma porte de Ying Chen

Ce que je constate. Cinq femmes, aucun homme. La littérature est vraiment en train de changer... 2 Boréal, 1 Leméac, 1 Triptyque et 1 Héliotrope. Assez varié.

4 romans et 1 recueil de nouvelles.

Bon, ça me fait au moins 5 livres à acheter au Salon du livre...

15 novembre 2008

Suis-je heureux ?

Qu'attendez-vous de la vie dans les prochaines semaines ?

On posait cette question aujourd'hui à la radio... Et pour une rare fois, ça m'a forcé à me questionner sur ma propre vie.
Qu'est-ce que j'attends de ma vie au cours des prochaines semaines ?

Depuis deux ans, j'ai été particulièrement comblé. Je suis toujours en amour, j'ai eu une petite fille en santé que j'adore, j'ai publié mon premier roman, j'ai déménagé dans une superbe maison et j'ai obtenu ma permanence au cégep... Que voudrais-je de plus ?

Continuer à être heureux ? Why not ? Avoir un autre enfant en santé, continuer à faire ce que j'aime, être entouré de gens que j'aime et qui m'aiment.

Simple, mais suffisant.

Keep going...

09 novembre 2008

Fabrique d'écriture

J'ai donné la semaine passée ma première conférence sur mon livre, sur ma façon de concevoir l'écriture. J'ai aimé ça, d'autant plus que ça m'a forcé à me questionner un peu sur mes techniques de travail.

Je sais que je suis un écrivain très ancré dans la réalité, je serais incapable d'écrire un truc bourré de métaphores flamboyantes ou d'images fantaisistes. Ça peut sembler un manque d'imagination, mais d'avoir le mot juste, de décrire fidèlement une pièce, d'esquisser les émotions d'un personnage, ce n'est pas évident non plus, il faut chercher le bon mot, travailler le texte pour que l'image mentale se forme petit à petit chez le lecteur, que le climat s'installe.

J'ai fait faire aux étudiants des exercices d'écriture descriptifs. Décrire des images prises dans un contexte inconnu, inventer des vies à des personnes...

Et je me suis rendu compte que, finalement, le nouveau roman m'a beaucoup influencé. Duras pour la concision, Robbe-Grillet pour le côté descriptif et Simon pour la conception de l'écriture comme un artisanat.

Et j'ai compris pourquoi je ne dis jamais que j'écris, pourquoi je préfère dire que je gosse un texte, que je pioche sur quelque chose. Parce que j'ai vraiment l'impression que je fabrique un roman, construisant un chapitre à la fois, comme l'ouvrier fabrique une oeuvre avec ses doigts.

Peut-être est-ce aussi pour compenser mon manque de talent manuel...

08 novembre 2008

Histoires de vente

J'ai emprunté ce livre-là cette semaine à la bibliothèque. Ouais, je sais, j'ai plein de livres dans ma bibliothèque personnelle que je n'ai pas encore eu le temps de lire, mais je ne peux m'empêcher d'aller flâner de temps en temps à la bibliothèque, pour y emprunter à chaque fois plusieurs livres que je ne lirai pas nécessairement.

Celui-là par contre, je l'ai dévoré. Même si je connaissais la plupart des histoires de ces oeuvres classiques, j'aime toujours me les faire rappeler. Je sais pas, on dirait que ça m'encourage, que ça me réconforte de savoir que certains auteurs ont connu la gloire littéraire.

Et je raffole des statistiques de vente qu'on trouve dans ce livre. Savoir que L'amant de Duras a été vendu à plus de 2 000 000 de copies, un million de plus pour La condition humaine, 30 millions pour Le petit prince de Saint-Ex... ça me fait un petit quelque chose.

Surtout que cette semaine, j'ai reçu mon relevé annuel de ventes pour mon roman. Et avec mes maigres 432 copies vendues, je suis assez loin de ces chiffres mirobolants.

Mais bon, ça m'a quand même donné un beau petit chèque de 900 douilles.

On n'écrit pas pour l'argent, mais je cracherai jamais sur un chèque...

05 novembre 2008

Ouch !

Lundi, je suis retourné chez mon ORL. Pas pour mes oreilles cette fois, pour ma gorge.

Il fallait que je me fasse enlever un bobo dans la bouche, bien caché dans le fond du palais. J'y allais un peu à reculons ; j'avais dix mille autres choses à faire et je regrettais de perdre ainsi un après-midi, mais le doc m'avait bien dit qu'il ne fallait pas trainer, que plus on attendait, pire ce serait.

Alors j'y suis allé. Et j'ai souffert.

Couché sur un lit, j'ai ouvert toute grande la bouche pour que le doc puisse entrer d'abord son scalpel. Il a coupé un bord du bobo et puis, il m'a expliqué qu'il devait l'arracher.

Il s'est alors appuyé sur moi, ses grandes pinces dans les mains, et il est allé tenter d'arracher la bébitte. Même s'il m'avait gelé, mon corps ne pouvait s'empêcher de réagir. J'avais des haut-le-coeur épouvantables, comme si j'allais me vider les tripes drette là !

Le pire, c'est qu'il arrivait pas à l'arracher. Ça résistait. Il a fallu s'y prendre à quatre, cinq reprises. Entre chaque tentative, le doc me demandait si ça allait.

J'avais le goût de lui dire non, j'avais les yeux plein d'eau et je tremblais comme une feuille il devait bien s'en douter, mais est-ce que j'avais vraiment le choix ?

Finalement, pendant que j'essayais de reprendre mon souffle, il a exhibé fièrement le morceau de chair sanguinolent qui pendait au bout de ses pinces.

Depuis, j'ai de la misère à avaler ma salive. Pour manger, c'est pas évident, mais je vais survivre.

Le soir même, j'ai commencé un mal de tête épouvantable qui s'est finalement passé ce matin. Un mal de tête de stress.

Décidément, j'aime pas mal mieux aller là pour mes oreilles...

31 octobre 2008

Apprendre de ses erreurs

À chaque fois que je me fais un café, quand vient le temps de remonter dans mon bureau avec ma tasse, je me dompte pas, je m'obstine à prendre la tasse à pleine main plutôt que d'utiliser la belle anse qui est faite expressément pour ça.

Rendu en haut, après avoir fait les derniers pas en courant presque, j'échappe ma tasse plutôt que de la déposer, tellement ça brûle.

Je vous dis ça, là, pis c'est sûr que demain je vais refaire la même niaiserie. Le conditionnement, dans mon cas, ça peut être ben long...

30 octobre 2008

Présence de l'absence

Maintenant que les gros travaux pour la maison sont terminés, qu'on a une piscine, une pelouse nivelée pis une clôture à la bonne hauteur, je me rends compte combien tout cela me pesait sur le moral. Encore une fois, tout cela parce que je n'étais pas en contrôle complet de la situation, parce que je me sentais dépassé par les événements.

Là, aujourd'hui, même si j'ai encore de la correction à faire, je me sens plus léger. J'ai l'esprit plus apte à travailler, je suis moins dans la lune et je parviens à prévoir mes trucs à l'avance.

C'est fou comme j'oubliais des détails depuis quelques semaines : des factures négligées, des commissions oubliées, des activités planifiées pourtant effacées de mon agenda. Il fallait tout que je note.

Là, je suis là. Et toute là...

27 octobre 2008

Dans les corridors du collège

Pendant que j'attendais à la porte d'une classe pour donner un atelier d'écriture, deux jeunes hommes fendent notre petit groupe d'un pas décidé.

- Quossé qui fait ton père, demande le premier en passant devant nous.
- Y fait chier en crisse mon père, répond l'autre d'un ton fort convaincant, c'est ça qu'il fait mon père !

Je l'ai trouvé bonne.

J'aime ça intercepter des bribes de dialogues comme ça.

24 octobre 2008

L'arroseur arrosé

"Le premier ministre Charest, qui a toujours été très hautain avec l'équipe adéquiste, soudainement il en ramasse deux, pas nécessairement les meilleurs, et là, ce sont des talents extraordinaires", a fait remarquer Mario Dumont.

Moi, cette citation-là du p'tit gars de Rivière-du-Loup, je la trouve super drôle. Il accuse Charest d'être hautain avec son équipe, et du même coup il adopte une attitude hautaine par rapport à ses anciens membres.

La preuve que des fois, la politique, ça peut être drôle...

23 octobre 2008

Pneus d'hiver

Je sais pas pourquoi, j'imagine que je dois inspirer confiance ou que je dois avoir l'air d'un vrai gars qui connait ça, mais hier pour la quatrième fois en moins d'une semaine je me suis fait demander par une femme si les pneus d'hiver qu'elle avait choisis étaient bons.

Si elles savaient... Je suis probablement sur terre le gars le moins bien placé pour bien leur répondre. Je connais absolument rien aux pneus ! Ni aux chars, d'ailleurs. Moi pis la mécanique...

Certains me répondraient, oui, mais pourtant, tu as travaillé chez Canadian Tire.

Oui, mais chez Cacanne Tire, j'ai vendu des articles de camping, de jardinage, de vélo, de piscine, de la peinture pis des hosties de fitting de plomberie.

Dans l'automobile, j'ai fait une journée. Une journée pour placer dans les allées un panier de stock. Juste assez pour que le gérant, le sympathique et optimiste Sylvain Leroux, se rende compte que j'y connaissais vraiment absolument rien.

Alors pour des conseils pour vos pneus, allez donc au garage !

21 octobre 2008

Si j'avais ben de l'argent à dépenser...

Le prix de l'enchère est estimé entre 8 000 et 10 000$. Si quelqu'un se sent l'âme généreuse et veut me l'offrir pour Noël...





Inventory # A08F-1848-001

PAUL-ÉMILE BORDUAS
CAS QMG RCA 1905 - 1960 Canadian

Refus Global
book,
editioned 202/400
8 5/8 x 7 1/4 in, 21.9 x 18.4 cm

Provenance:
Librairie Tranquille, Montreal
Acquired from the above in 1948 by the present Private Collection, Toronto

This copy of Refus Global was acquired by the current owner at its launch at Librairie Tranquille in 1948 in Montreal. The consignor has fond memories of that day, particularly of the live readings and dance performances by signatories of the manifesto, such as Françoise Sullivan. Included with this lot is a copy of the 1949 pamphlet, Projections Libérantes, published in an edition of 1,000.



20 octobre 2008

Scion !?

Lu sur cyberpresse ce soir : "la Toyota Scion est attendue depuis longtemps par des amateurs de véhicules économiques et personnalisés de Montréal, qui déplorent le retard de son arrivée."

Une voiture attendue, ça ? Quossé ça c'te boite à beurre là ? Moi je trouve ça affreusement laid ! En plus, orange de même, vous savez ce que je pense des couleurs qui flashent trop !

YARK !

19 octobre 2008

Reprise

Reprise des cours demain, après une semaine de pas de relâche. Rédaction du plan de travail, comité de sélection, planification de projets reliés au prix littéraire des collégiens, rendez-vous chez l'ORL, chez le masso, pas mêlant, on dirait que j'ai couru toute la semaine.

À peine ai-je eu le temps de préparer mes cours pour la semaine. Mais là je suis prêt. J'ai fait ça cet après-midi pendant que les Steelers écrasait les pauvres Bengals.

Il ne me reste que ma correction à faire. 86 analyses à lire et à annoter. Yeah. Alors cette semaine, ne me cherchez pas, je barre ma porte, je m'enferme chez nous et j'essaie de profiter de chaque minute pour corriger.

Et j'espère que notre terrain sera gazonné et clôturé d'ici la fin de la semaine.

***

Le temps passe vite. C'était aujourd'hui qu'il fallait faire notre liste de cadeaux de Noël pour la famille...

16 octobre 2008

La route

Ouais, bon, je me suis fait scoopé par Foglia, qui en glisse un mot dans sa chronique de ce matin, mais tout de même, il faut en parler. Parce que La route, de Cormac McCarthy, c'est un sapristi de bon roman, de grand roman.

Ça débute lentement, une narration simple, dépouillée. Des répétitions même. Et puis, on s'attache. On comprend le malheur, le malaise et le peu de mots des personnages. Un père et son fils qui marchent, jour après jour, sur une route post-cataclysmique. Une histoire de survie, une histoire d'amour filial. Une histoire simple et efficace.

Ça m'a ému. J'en ai pleuré à la fin, tellement.

Et ça m'a donné le goût de me replonger dans la littérature américaine...

13 octobre 2008

Réveil nocturne agréable

Parfois, la nuit, je me réveille vers 2h. J'ai depuis longtemps cette mauvaise habitude de me lever pour manger la nuit. Depuis deux ans toutefois, quand je me lève j'ai une autre préoccupation.

Mon tout p'tit bonheur a le même rythme que moi. Vers 2h elle se réveille, elle aussi. Il faut alors que je change sa couche ou que je lui donne à boire. Je fais ça mécaniquement. Des fois je me lève, mais je ne me réveille même pas.

Cette nuit, elle s'est encore réveillée. Mais pas en pleurant. En chantant. Elle chantait pendant son sommeil.

« Ron ron natation, mon p'tit poisson, mon p'tit poisson, j'ai deux yeux tant mieux, deux oreilles, savez-vous planter des choux… »

J'ai réveillé doucement ma blonde, et on a écouté cet agréable concert nocturne ensemble.

Quand je suis allé voir dans sa chambre, la petite avait la tête bien appuyée sur son oreiller. Elle dormait bel et bien.


 

Moment magique.

10 octobre 2008

Pause

La fin de semaine commence le vendredi pour moi cette semaine. Et je pense sincèrement, malgré la pile de corrections qui m'attend, à prendre un break total de cégep pendant quatre jours, histoire de décompresser et relaxer un brin.

Je peux avoir l'air calme et paraître en parfaite maîtrise de la situation, mais n'empêche que le stress des dernières semaines commence à me rentrer pas mal dans le corps. Besoin de repos, mon corps m'envoie des signaux assez clairs. Et comme il est possible qu'on doive encore retourner en comité de sélection dès la semaine prochaine, il faut que j'en profite maintenant !

Alors aujourd'hui, je m'occupe des derniers préparatifs du terrain autour de la piscine pour préparer la pose de la clôture mardi matin et j'en profite pour lire.

Je viens de finir les deux tomes de Maus de Spiegelman, j'en suis encore sur le cul. Alors je sais pas ce que je vais lire, mais je vais lire...

Pour finir, un aperçu de la piscine...

08 octobre 2008

Service de marde

Ça me tente de chiâler. Ça défoule, qu'on dit. Faque c'est ça que je vais faire, parce que j'en ai besoin.

Depuis trois semaines, je me suis réabonné à La Presse. Au printemps, j'avais annulé mon abonnement parce que le camelot nous offrait un service de marde. Il passait tard (7h30-8h), il sautait des journées pis il était pas foutu de venir porter le journal sur le pas de ma porte. Il le garrochait de son char pis plus souvent qu'autrement, le journal retontissait dans la slush dans le bas des marches.

La rue n'était pas faite encore, j'avais annulé mon abonnement mais j'avais été compréhensif, je ne m'étais pas plaint.

Là, calvaire, la rue est asphaltée, il fait beau, je me suis posé une côlisse de boite à lettres pour mettre le journal dedans écrit JOURNAL en gros dessus pis le lambineux de camelot trouve encore le moyen d'à peine sortir la tête de son maudit char pour pitcher mon journal tout croche dans le bas des marches. Pis là, je vous parle même pas de l'heure à laquelle il le livre, son simonac de journal ! Parce que souvent, c'est au souper que je peux le lire...

J'ai passé des journaux quotidien pendant dix ans, je me suis toujours fait une fierté d'offrir un bon service à mes clients. Ça me pousse à être compréhensif pour ceux qui ont le courage de faire cette job ingrate là, mal payé à se geler le cul pour le confort des autres. Je sais pas si vous savez, mais trainer en marchant une quarantaine de journaux dans une poche en plastique, à 6h le matin quand il fait -20, la run est longue en maudit !

Ben lui, mon camelot paresseux et cabochon, il va avoir une plainte en sacrament...

Quand je vais avoir cinq minutes à perdre pour téléphoner, y a une petite madame à la Presse qui va avoir de quoi à noter...

02 octobre 2008

Débat 2008

J'haïs viscéralement Stéphane Dion, ce n'est pas du tout rationnel, presque purement intuitif, mais force m'est d'admettre que dans le débat d'hier, je considère qu'il fut nettement le meilleur.

Plus en contrôle, calme avec juste une bonne dose d'agressivité, il a sûrement convaincu plusieurs timides et quelques matantes.

Duceppe était trop hargneux, trop impulsif. Il a bien fait son job, mais sans plus.

Harper, lui, n'a fait que se défendre. D'une voix monocorde, non pas calme mais ennuyant, il a défendu mollement ses idées, ses actions. Et le regard, fuyant la caméra, fixant la table la tête penchée comme s'il avouait un péché... Ça ne l'aidera sûrement pas au Québec.

Layton, trop de sourires. May, un français surprenant, comme son déguisement, mais pas grand chose à dire ou dans l'incapacité de les dire, malheureusement.

29 septembre 2008

2 jours à Saint-Fé

Descendu à Saint-Fé en fin de semaine, pour fêter les deux ans de ma fille et ceux de ma filleule. Belle journée sur le bord de la rivière, même s'il faisait pas particulièrement chaud, on était bien et on a surtout eu beaucoup de plaisir.

Parti vendredi matin, on était de retour dimanche au souper. Voyage éclair, mais repos total. J'ai vraiment déconnecté pendant ce congé et même si aujourd'hui je suis replongé dans la tourmente, avec les cours, la gestion et les entrevues à planifier (encore...) et la piscine qu'on commence à creuser demain, je me sens reposé mentalement.

Parce que physiquement, c'est une autre histoire. Ma belle-soeur et son chum se sont acheté une Wii. On a passé notre samedi soir à faire des olympiques virtuels. Résultat, je suis racké comme ça se peut pas.

Mais c'est pas grave : on a le record du monde du 4x100 mètres...

23 septembre 2008

La relativité du calme laprairien

Des semaines qui se passe rien sur le terrain. La rue a été asphaltée, la valse des camions s'était calmée, on pouvait profiter d'un calme quasi-banlieusard.

Je décide d'en profiter pour rester à la maison, histoire d'avancer mes corrections et ma préparation de cours qui, avec les bouleversements des dernières semaines, n'ont guère avancé.

Et voilà-t-y pas que c'est ce matin que le contracteur se décide enfin à niveler notre terrain. Avec deux pépines, le bull, pis une dizaine de gars de la construction qui gueulent dehors, mettons que c'est pas mal moins calme que je le pensais.

17 septembre 2008

Entrevues

Nous avons fait cette semaine notre quatrième comité de sélection depuis que nous occupons la Gestion du département. Ce que je retiens surtout de ces journées, outre la nervosité des candidats, c'est leur faible maitrise de la langue.

Beaucoup de candidats se révèlent intéressants lorsque nous discutons avec eux. Par contre, lorsque nous découvrons leur résultat au test de français, nous sommes amèrement déçus. Il y en a trop qui échouent. Ok, le test n'est pas facile, mais ces gens-là veulent enseigner la langue et la littérature françaises...

Je comprends juste pas. Me semble que tu te prépares pour une entrevue comme ça, tu te plonges dans ton Grevisse, dans ton bescherelles, tu farfouilles dans les exceptions afin d'être blindé.

Entouka, moi, pour les quatre entrevues que j'ai faites dans les cégeps, je m'étais préparé. On m'a engagé deux fois. Pour les deux autres, on m'a clairement dit que je manquais d'expérience en pédagogie. Ils ne m'apprenaient rien, je n'avais jamais enseigné...

Jamais on a refusé de m'engager parce que ma maîtrise de la langue était trop faible...

Il nous reste un candidat à embaucher pour la mi-octobre. On retourne en comité de sélection dans deux semaines environ. Je nous souhaite que ce soit la dernière fois cette année.

16 septembre 2008

Bureau... prise 2


Ça, c'est mon véritable bureau, quand je suis arrivé ce matin au collège. Le soir, avant de partir, j'essaie toujours de faire un semblant de ménage de ce qui traîne sur le dessus du bureau.

J'ai jamais aimé participer à la propagation de trucs comme celui-là, mais bon, par curiosité, j'invite Danaé, Charles B., Ed Hardcore, Véronique Marcotte et Darnziak à le faire...

15 septembre 2008

Death magnetic

Je l'écoute en boucle depuis vendredi. Ça sonne bien dedans mes oreilles, les solos de guitare sont assez époustouflants merci, c'est un album qui défoule, qu'il fait bon écouter le volume dans le tapis, ce que je vais faire ce soir d'ailleurs, pendant que mes deux femmes sont à l'extérieur, mais bon, c'est pas l'album du siècle là.

Faut quand même pas exagérer. Un retour aux sources, un son beaucoup plus près de ce que Metallica faisait avant le Black Album, mais rien de très innovateur. Un album satisfaisant, qui va plaire aux vieux fans. Pour ma part, je trouve que ça manque de refrain accrocheur, de mélodies. J'aimerais fredonner des tounes, mais je n'y parviens pas.

Je vais continuer de le faire tourner...

***

J'ai oublié mon appareil photo, pour la photo du bureau au collège, faudra attendre à demain.

***

Vous pouvez aller voirqui sont les gagnants des différentes catégories pour les prix littéraires attribués dans le cadre du Salon du livre du Saguenay.

Pour le prix Découverte, pour lequel je suis en nomination, le dévoilement devrait se faire aujourd'hui. On peut faire rouler les tambours, mais comme je n'ai été informé de rien encore, il ne faut pas s'attendre à grand chose.

13 septembre 2008

Tag


Je joue à la tag. Je vous montre là mon bureau à la maison, plutôt dépouillé parce que depuis que j'ai un portable, je n'y travaille presque plus. Quand je suis à la maison, je suis plus avec mes femmes. Lundi, je vous montre mon autre bureau, au collège. Et je transmettrai la tag à ce moment-là.

10 septembre 2008

Magali

Demain, ça fera sept ans que les tours se sont écroulées. La majorité d'entre nous se souvient où nous étions, qu'est-ce que nous faisions quand ce drame est arrivé. Ce matin-là, des espoirs se sont effondrés, des milliers de vies ont été brisées. Ceux qui sont morts, bien sûr, mais aussi ceux qui sont restés. Qui ont dû apprendre à vivre sans la personne qu'ils aimaient, qui faisait partie intégrante de leur vie.

Ces milliers de gens, je ne les connaissais pas. Ça restait pour moi un drame anonyme, un fait divers. Mais aujourd'hui, j'ai compris une partie de leur douleur.

Ce matin, le drame était beaucoup plus près de moi. Je suis encore couvert de poussière et même si je ne suis pas impliqué directement, je suis ébranlé.

Une mère a perdu ce matin sa grande fille de 19 ans.

Aucun chauffard à accuser, aucune maladie mortelle à injurier.

Que des larmes à verser, une vie à recentrer. Mais comment ?

Ce soir, je pleure avec cette mère qui s'est fait arracher le coeur...

Une mère ne devrait jamais avoir à enterrer ses enfants, c'est trop inhumain !

07 septembre 2008

Rêve #1356

On fait des rêves niaiseux de fois, ç'a pas d'allure.

Cette nuit, fouillez-moi pourquoi, je rêvais que je démontais mon lecteur DVD. Et comme je me ramassais avec un paquet de vis, j'avais décidé de les mettre dans un verre de styrofoam. Pour ne pas les perdre ou ne pas les mélanger, j'avais décidé de bien identifier le verre en mettant une photo dessus.

Mon p'tit bonheur, l'air perplexe, me voit faire.

- Pourquoi tu mets une photo de Jean Lapointe sur ton verre ? (Tout le monde a une photo de Jean Lapointe à portée de la main, bien sûr)
- Ben, c'est évident. Jean Lapointe c'est un chanteur. En voyant la photo je vais me souvenir que ce sont mes vis de DVD qui sont dans le verre.
- Pourquoi t'écris pas juste DVD sur ton verre ?
- ...

***

J'haïs ça me faire boucher comme ça...

06 septembre 2008

OSM in the park

En guise de réconciliation avec la population de Montréal-Nord, l'OSM donnera ce soir un concert gratuit dans un parc de l'arrondissement. La journaliste de TiVia disait tantôt que ce concert s'adressait aux jeunes qui avaient participé aux émeutes, qu'il visait à renouer le dialogue.

Bordel, quossé ça cette idée de cave-là ! L'OSM gratuit dans un parc, ok, c'est noble, ça permet un meilleur accès à un type de culture qui n'est pas à la portée de tout le monde. Mais que ce concert s'adresse aux jeunes... ??

J'avoue que je comprends pas l'étonnement de la journaliste qui se disait déçue de voir plus de têtes blanches que de jeunes dans l'assistance, et ce, plus de deux heures avant le spectacle.

Heille, je sais pas si le monde a changé tant que ça depuis vingt ans, mais moi à 16-17 ans, la musique classique je m'en câlissais pas mal ! J'écoutais du Metallica, du Gun's, pas le boléro !

Je trouvais que c'était de la musique de vieux et c'est sûr que je serais jamais allé m'asseoir sous la pluie dans un parc pour écouter un grand orchestre...

Dialogue de sourds, me semble.

05 septembre 2008

Compatibilité

Y a vraiment des moments où je trouve que le fonctionnement des grosses boites frôle l'absurde.

Au collège, on nous encourage depuis un bon moment déjà à fonctionner le plus rapidement possible avec Office 2007. Comme on nous fournit gracieusement le matériel pour faire la transition, curieux de voir si les modifications sont si importantes que ça, je me suis dit pourquoi pas,

Alors je fais installer les logiciels sur mon portable et je l'installe sur l'ordinateur maison.

Pour me rendre compte que la plupart des ordinateurs du collège n'ont pas encore la nouvelle version. Ainsi, chaque fois que je veux présenter un diaporama en classe, que je dois envoyer un formulaire à l'administration, je dois m'assurer d'utiliser une copie sauvegardée sous l'ancien format, compatible Office 2003. J'accumule ainsi les documents en double, inutilement, et je perds du temps à envoyer deux fois les mêmes documents.

Pouvez-vous me dire elle était où l'urgence ?

Je pense ben que je vais retourner à Openoffice finalement...